Depuis un moment j’avais en tête de réaliser un abat jour en bois. J’avais eu la chance de « dégoter » de superbes feuilles de placage en chêne fumé. Elles me semblaient idéales pour mettre en oeuvre ce projet. Bien entendu, la lumière ne peut passer à travers. J’ai donc eu l’idée de plaquer une feuille de cuivre à l’intérieur de l’abat jour afin qu’il reflète et diffuse autant de lumière possible.

Je me suis ensuite un peu cassé la tête pour la jointure des bords opposé de ces deux feuilles collées… Ma maman couturière m’a inspiré l’idée et j’ai pensé : « pourquoi ne pas lacer les deux bords ensemble comme un corset ? ». Afin de maintenir au mieux l’ensemble. J’ai confectionné deux éléments en chêne reprenant la forme arrondie de l’abat jour et le tout était joué !

Comme je ne voulais pas non plus intégré un support d’abat jour en métal. J’en ai réalisé un en chêne massif avec une forme la plus épurée possible. Cela mérite de jeter un petit coup d’oeil à l’intérieur 😉

Pour supporter cet abat jour étonnant, je voulais un trépied tout aussi surprenant. En m’appuyant sur l’expérience de la réalisation des pieds de la table basse « Same same but different ». J’ai mis au point un moule spécial pour ces pieds de lampadaire. Il y a deux originalités majeures sur ces pieds. Les « ouïes » tout d’abord qui laissent passer la lumière entre chaque lames de chêne. Et ensuite la courbe de cintrage particulière donnant à l’ensemble une forme « d »ogive » comme celles que l’on peut trouver dans les cathédrales gothiques.

Enfin, et pour renforcer la stabilité des trépieds. J’ai conçu une entretoise à trois branches complètement démontable qui s’attache aux pieds grace à du cuir vegan. L’association, bois et cuir vegan fonctionne plutôt bien et parachève l’originalité de l’ensemble.

Le résultat de ce lampadaire design « Haute couture » est unique. J’espère qu’il vous plaira autant qu’a moi.