La loupe d’orme est sans doute une des plus belles essences de bois qui puisse exister. Sa beauté réside dans sa couleur chaude de sable du désert mais surtout au travers des incroyables circonvolutions et autres lignes tortueuses qui parcourent son tronc et ses branches. La loupe d’orme est un peu unique en son genre et sa beauté me fascine.

Victime de son succès mais surtout de sa disparition (causé par un champignon mortel) de nos campagnes Française, voire Européenne, la loupe d’orme est rare et tomber sur cette fabuleuse pièce était exceptionnel… rien que cela. 

Mon idée première était de « travailler » le moins possible ces magnifiques pièces afin de montrer autant que possible leur beauté naturelle. Le design des « tables rivières » s’est rapidement imposé. Ce design popularisé par Greg Klassen permet de conserver les planches quasiment en l’état et en particulier les bords naturels de l’écorce. Retournant ainsi les planches « écorces contre écorce », et en coulant de la résine au milieu, on peut donner l’impression qu’une rivière coule au centre.

Je trouve vraiment intéressant de travailler ensemble le bois et la résine epoxy dont la transparence et la résistance mécanique sont étonnantes. Mais pour être honnête, le process d’utilisation et de coulage de la résine epoxy est long, contraignant et surtout revêt un caractère aléatoire. En effet, il s’agit de mélanger deux composants liquides, qui vont se solidifier et durcir complètement entre 2 ou 4 jours. Pendant ce laps de temps, des bulles ainsi que des saletés peuvent toujours s’inviter à la fête. Heureusement, tout s’est bien passé cette fois ci.